Another brick for The Wall

Retrouvez l’interview de Vincent Vanasch, parue dans le magazine Tip-in de septembre 2019!

Le dernier rempart des Red Lions vient de soulever le trophée de champion d’Europe. Quelques mois après avoir été élu meilleur gardien du monde pour la deuxième fois consécutive. Et cela, peu après avoir été sacré champion du Monde. Trois belles briques à ajouter au palmarès de The Wall, le plus fourni du hockey belge.

Il y a quelque chose qui revient quand même tout le temps : ton sourire. Tu es très souvent positif, en interview, pendant les matchs. Est-ce que tu te fâches parfois ?

Pas aux yeux du grand public. Mais dans le vestiaire, si je dois remettre les gars à leur place, je vais me fâcher. Mais ça n’arrive pas tellement souvent.

Et il y a ton fils aussi, il faut parfois un peu l’engueuler non ?

Boooh, ça va encore (rires). Je suis vraiment positif dans la vie, j’essaye de voir le bon côté. Shane (McLeod Ndlr) a aussi ce côté positif. Même si on a pris une claque, il va toujours prendre du positif. On va dire les choses mais c’est constructif.

D’une manière générale, j’aime bien sourire. C’est mieux comme ça (rires).

C’est une des forces actuellement des Red Lions, d’être positif, constructif dans tout ce que vous faites ?

Oui je pense bien. Il y a des gars, si on leur dit que c’est pas bon, ils chutent, ils se recroquevillent directement. Heureusement, on se connait bien entre nous mais on se connaît également nous-mêmes grâce à des questionnaires, des tests qu’on a fait. Du positif, ça coûte rien et ça peut te booster, si le coach te dit par exemple que tu es en top forme. Shane est parfois trop positif pour qu’on se sente vraiment bien. Mais on le connaît aussi et donc dans le groupe on se calme aussi en se disant : ‘Oui, on est forts mais il faut rester les pieds sur terre’. Parfois, c’est un combat de rue et il faut juste se retrousser les manches et y aller.

Comment vous avez réussi à construire cet esprit de groupe si fort ?

Je crois que dans le passé, on mettait aussi le doigt sur les choses qui n’allaient pas mais peut-être pas de la bonne manière. Maintenant, si Arthur (Van Doren Ndlr), bloque bien un pc, on lui dit. Même chose si je fais un bel arrêt, quelqu’un une bonne passe. C’est des petits mots mais ça crée un cercle vertueux. Tout ça forme cette unité des Red Lions qu’on voit aujourd’hui. On aime énormément être ensemble sur le terrain et on a cette passion de jouer l’un pour l’autre.

Le fait que le groupe soit stable depuis tellement d’années, d’être passé aussi par des moments difficiles, ça a renforcé l’équipe ?

A l’Euro, je pense qu’il y a eu des matchs quand on marquait un, deux ou trois goals, chaque fois je me retrouvais tout seul dans ma moitié de terrain, parce qu’ils étaient tous allés célébrer le goal (rires). Après, je regarde autour de moi, le public et c’est des chouettes moments. Célébrer comme ça, c’est une de nos forces. Les autres équipes, en voyant ça, elles se disent qu’elles ont un vrai bloc en face..

On est passé à côté d’un titre aux Jeux de Rio, à l’Euro en 2017. La Coupe du Monde 2014 a été compliquée. On se demandait vraiment si on allait y arriver ou pas. Et puis après on a gagné la Coupe du Monde. On était en Inde, Il fallait faire attention à ce qu’on mange. On a passé un mois ensemble, il fallait quand même s’entendre avec les gars ! Et ça s’est super bien passé.

D’une manière générale, il faut passer par des moments difficiles pour décrocher un titre ? Tu as aussi, personnellement, connu des moments difficiles avant de totalement éclore au Watducks.

Je crois qu’aujourd’hui, les gens qui nous regardent se disent, c’est facile, ils gagnent etc. Mais le sport de haut niveau, ça peut être très cruel. Quand je n’ai pas du tout joué à Louvain pendant une saison, j’ai pensé arrêter le hockey. Heureusement que j’ai continué et que j’avais des gens pour m’entourer. Je ne regrette rien. Ca m’a rendu fort. Quand je mets mon casque, je ne fais pas de cadeau. Ok je souris mais j’ai cette détermination en moi et je fais tout pour y arriver. Benjamin Deceuninck demandait l’autre jour à ma femme si je m’étais déjà énervé. Mais je ne suis pas si gentil. Pour arriver au top, il faut faire sa place. Surtout en tant que gardien. A l’époque, Adam Commens m’avait rétrogradé en B. Ca n’a pas été facile. On a la rage de vaincre. Vic (Wegnez Ndlr) ou moi, tu vois qu’on a la rage parce qu’on vient de petits clubs, qu’on a dû se battre pour arriver dans le noyau.

Il fallait perdre des finales pour en gagner. On a beaucoup appris de la finale aux Jeux. Puis aussi de celle de l’Euro en 2017. De par ces expériences passées, on reste toujours sereins. Dans le vestiaire, lors de la demi-finale de l’Euro contre l’Allemagne, personne ne s’est énervé. On était mené 0-2 mais on a continué, on a été plus durs dans les duels et le reste a suivi.

On va revenir sur cet appel vidéo… Tu savais que les Allemands avaient tendance à stopper de la main. Mais tu ne l’avais pas vraiment vu sur le moment même ? C’était quitte ou double ?

Je n’avais pas vu précisément sa main stopper la balle. Mais la balle rebondit et elle est stoppée nickel.

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Photos: Brieuc Verstreken et Laurent Faucon

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