« Beaucoup d’apprentissage »

Malgré la défaite contre l’Allemagne mercredi, les Red Panthers ont jusqu’à présent réalisé une bonne Pro League. Jill Boon fait le point avec nous avant d’aborder les trois dernières rencontres de la phase régulière.

Jill, quel sentiment garde-t-on après un match comme mercredi où on mène jusqu’au dernier quart?

Je crois que ça fait aussi partie de notre apprentissage. Avec l’évolution qu’on a depuis deux ans, on voulait vraiment la victoire. On n’a pas non plus joué notre meilleur hockey donc il y a de la déception. Ce n’est pas physiquement qu’on craque mais c’est deux goals qu’on aurait pu éviter. Offensivement, nous aurions pu aussi créer un peu plus. Un match nul aurait peut-être été un peu plus logique mais on a toujours les goals et les points qu’on mérite et il faut voir ce qu’on peut tirer comme leçons de cette rencontre.

Tu parlais de l’évolution que connaissez depuis un petit temps. J’ai le sentiment qu’on s’attend presque à ce que vous gagniez à chaque match. Vous ressentez cela en tant que joueuses?

La pression de devoir gagner, non. Mais la pression de vouloir tout gagner, oui. On a la chance de pouvoir disputer cette Pro League malgré notre classement et on voulait faire honneur à cette opportunité qui est incroyable pour notre progression. On a le devoir de vouloir tout gagner et c’est comme cela qu’on aborde chaque rencontre. Maintenant, on est aussi rappelées à notre niveau dans le sens où si on fait une erreur, ça se paie rapidement. Nous avons aussi les capacités d’ennuyer les grosses équipes.

Ça fait partie aussi du processus plus général j’imagine…

Tout est lié à notre apprentissage. Apprendre à gagner, à tenir un score, à accrocher un résultat sans forcément développer le meilleur hockey. Nous avons bien débuté cette Pro League et on voulait plus mais il ne faut pas nous confondre avec les Red Lions. On n’en est pas encore là mais on les prend comme exemple pour comprendre qu’on est dans le même processus qu’eux il y a quelques années et ça donne envie d’atteindre les sommets.

Le Top 4 a été un véritable objectif à un moment donné ?

Oui, bien sûr. Quand on a regardé le classement, on voulait y rester dans ce Top 4. Ça risque d’être compliqué puisqu’il faut deux faux-pas de l’Allemagne et un sans-faute de notre part. On a déjà la Chine et les USA derrière nous, il faudra garder également la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande derrière nous. Si on arrive à faire ça, on peut parler d’une Pro League réussie et d’un apprentissage réussi. On pourra aussi gagner des points pour grappiller des places au ranking mondial. On doit prendre match par match.

Si tu devais faire un bilan de la Pro League jusqu’à présent, quels seraient les éléments positifs et ceux à améliorer?

Je crois que nous formons un groupe très avide d’apprendre et en jouant des matchs de grande importance et avec beaucoup d’intensité, ça nous a permis de déjà beaucoup grandir ensemble. C’est génial de pouvoir voyager en équipe, de jouer toutes ces rencontres et ça nous a permis de franchir des étapes. Nous n’avons pas droit à l’erreur à chaque match. Mentalement, on a réussi à relever la tête lors de situations difficiles ou après celles-ci. Nous restons tout de même la plus petite nation au classement. Il y a des équipes contre lesquelles on a le même niveau et d’autres plus fortes. On étoffe notre palette dans le jeu afin de s’installer dans le Top 8, Top 6 dans les années à venir.

Bertrand Lodewyckx
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