Dix choses que vous ne savez (probablement) pas sur Xavier Reckinger

Un an après avoir disputé les premiers playoffs du Braxgata, Xavier Reckinger, 33 ans et l’un des joueurs les plus capés avec l’équipe nationale belge, disputera les demi-finales avec son club formateur, l’Héraklès. Le libéro de l’une des meilleures défenses du championnat n’est certainement pas étranger à ce succès, dix-sept ans après les derniers playoffs des Lierrois.

  1. Reckinem. L’un des surnoms de Reck’, en hommage au rappeur américain. « Je connaissais toutes ses chansons par cœur et je rappais parfois», rigole-t-il. « Je suis vraiment fan de sa musique. Même s’il se fout de la gueule de tout le monde, ses textes sont sensés et son histoire personnelle m’inspire aussi ».
  2. Passionné de bandes dessinées et de bricolage. Quand il n’est pas occupé sur ou au bord des terrains de hockey, Xavier Reckinger adore bricoler, chez lui ou chez des amis pour les aider à renover leur maison ou à construire des petits meubles. « J’adore prendre des palettes et en faire une table de nuit, ou un petit meuble », explique l’ex-international belge avant de souligner sa passion pour les bandes dessinées. « Je n’ai plus beaucoup de temps mais j’ai une collection acceptable. Pas des BD comme Boule et Bille mais plus tout ce qui est fantastique, science-fiction. J’adore les comics ou Aqua Blue, Lanfeust de Troy etc».
  3. Il a disputé son premier match avec l’équipe première de l’Héraklès à quinze ans, et on l’a confondu avec son coach de Juniors. « Je venais de commencer en première et je n’avais pas encore de maillot, et on m’a donné celui de mon coach, Fred de Vroey, pour mon premier match contre Louvain. C’était un très gros match puisque l’Héraklès avait battu Louvain en finale l’année d’avant, en 1998 », se souvient Reck’. «  Dans notre équipe, il y avait des De Chaffoy, Shane McLeod jouait aussi avec nous. Bref, je pars de notre moitié, je commence à dribbler, j’élimine Thierry Renaer, puis Joeri Beunen et quand j’arrive dans le cercle, j’envoie un pavé (rires) et la balle rebondit sur la latte et sort du terrain. Le lendemain je vois que Philippe Demaret a écrit dans le journal que c’était Fred de Vroey qui avait fait cette action. On m’a beaucoup charrié après dans mon équipe junior», rigole-t-il.
  4. Il est en passe d’obtenir la double nationalité, belge et luxembourgeoise. Son père, d’origine luxembourgeoise a vite renoncé à son passeport mais le joueur de l’Héraklès et ses frères et sœurs ont fait la démarche pour obtenir la double nationalité.
  5. Petit, il rêvait d’être pompier, puis banquier. Comme tous les enfants, Xavier Reckinger rêvait de devenir pompier. Jusqu’à un dîner chez ses parents. Il n’a alors que dix ans et un ami de son père, banquier, vient manger à la maison. C’est la révélation ! «  Je me souviens qu’il avait raconté une histoire comme quoi il avait une très bonne affaire à la bourse. Je ne me souviens plus trop des détails mais c’était une personne plutôt excentrique il était un peu habillé avec des habits de toutes les couleurs et je me disais que ça devait être génial d’être banquier. Alors que je ne me vois pas du tout banquier maintenant (rires) ».
  6. Un premier match en A et un premier but, sous les yeux de son ex petite amie, ball girl lors du match. On est alors en 2000 et la Belgique, sous les ordres de Giles Bonnet, joue contre l’Australie à Auderghem. Le tout jeune international, seulement âgé de 17 ans, inscrit son premier but dès sa première sélection. Les Belges perdent 2-1 et parmi les plus proches spectateurs, l’ex petite amie de Reck’ est présente en tant que ball-girl. « On n’est sortis que trois mois ensemble, mais ça ne faisait qu’une semaine qu’on s’était séparés. C’est une anecdote assez marrante».
  7. La Reck’Attack. Toujours avec Giles Bonnet, en équipe nationale, l’actuel libéro de l’Héraklès a l’honneur de donner son nom à une tactique censée surprendre l’adversaire. « On jouait à trois attaquants, et en un coup, je montais de libéro à 4e attaquant et on mettait un full press», explique-t-il. « La première fois qu’on l’a fait, contre la Hollande, j’ai eu une pure occasion après seulement deux minutes, mais j’étais tellement surpris de recevoir la balle que j’ai complètement foiré».
  8. Parmi les stars du tennis belge en secondaire. De sa 3e à sa 6e secondaire, Xavier Reckinger a côtoyé les futurs grands noms du tennis belge à l’Athénée de Mortsel. C’était le début du sports-études et des Kim Clijsters, Xavier Malisse, Kristof Vliegen ou encore Kirsten Flipkens ont cours en même temps que lui en matinée, avant qu’ils ne partent s’entraîner l’après-midi à Wilrijk. « Depuis, quand je les vois, on se dit quand même bonjour» sourit l’Anversois.
  9. Les Molosses Néo-Zélandais. A 17 ans, le jeune international part tenter sa chance en Nouvelle-Zélande. Il joue alors libéro et passe à son milieu, Darren Smith. Le Néo-Zélandais se retourne et se retrouve seul contre quatre joueurs. « Ça m’est resté. J’étais une crevette à l’époque et eux étaient de vrais molosses. Je me suis dit, s’il perd la balle, je me retrouve tout seul contre quatre géants ! ».
  10. Il a disputé les derniers playoffs de l’Héraklès, avant ceux que les Lierrois disputeront cette année. Entre temps, il aura pas mal voyagé, évoluant en North Harbour en Nouvelle-Zélande, puis à Oranje Zwart, au Dragons, au Braxgata avant son retour cette saison à l’Héraklès. « J’ai joué les derniers playoffs de l’Héraklès en 1999 et en 2000. Et maintenant que je reviens, j’ai de nouveau la chance de les disputer avec le club. C’est une belle histoire je trouve».

Bertrand Lodewyckx

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