Enorme déception pour les Panthers, éliminées aux shoot-outs….

Belgique-Espagne 0-0 (2-3 aux shoot-outs)

Deux jours après avoir brillamment battu le Japon pour s’offrir une place en huitièmes, les Red Panthers ouvraient le bal des matchs ‘cross-over’, qualificatifs pour les quarts de finale. Les Espagnoles, troisièmes de la poule C, se dressaient devant la route des Belges. Avec le plein de confiance acquis depuis le début de la Coupe du Monde, elles pouvaient aborder le match avec sérénité.

Dès la 3e minute, Boon centrait pour Versavel mais elle ne parvenait pas à contrôler. Trois minutes plus tard, c’était au tour de Weyns de louper la balle sur une excellente ouverture en flick de Vanden Borre. Après ces deux premières escarmouches, la rencontre s’équilibrait. Aisling d’Hooghe devait s’interposer à deux reprises en fin de quart temps. Les deux tentatives n’étaient pas franchement dangereuses et la gardienne belge faisait parfaitement son travail.

Le deuxième acte était à nouveau équilibré et les deux équipes se rendaient coup pour coup jusqu’à la pause. A la 18e et à la 20e, tant l’Espagne que la Belgique obtenaient un pc, mais leur appel à la vidéo contrecarrait la première décision de l’arbitre. Entre temps, Raes s’était offert la plus grosse occasion de la première période. La balle lui arrivait dans le cercle et était déviée en l’air par une Espagnole. L’attaquante se retournait et reprenait de volée. Ruiz était attentive et repoussait.  Les Panthers étaient bien dans le match même si elles concédaient un pc à la 24e. La phase était mal stoppée et les Belges répondaient en s’offrant également un pc deux minutes plus tard. Suite à une faute de pied, l’arbitre accordait un nouveau pc. Le sleep de Vanden Borre était dévié.

Alors qu’on se dirigeait calmement vers la fin de la première mi-temps, l’Espagne tentait le tout pour le tout d’un shot puissant et bondissant qui traversait tout le terrain pour arriver à la ligne offensive espagnole, cachée dans le dos des arrières belges. Le centre de Petchame était parfaitement intercepté par d’Hooghe qui sauvait son équipe dans les dernières secondes. Un coup de chaud que ne manquait pas de préciser Anouk Raes à l’interview. « Nous avons eu pas mal de belles occasions que nous devons mettre. C’est un match dangereux, à l’image de cette dernière action dangereuse« , soulignait la capitaine des Panthers à la pause.

Les premières occasions belges et espagnoles se faisaient sur des centres-tirs, qui ne trouvaient pourtant pas la bonne déviation. Celui de Riera à la 34e trouvait un pied belge. Le pc était logique. Riera sleepait heureusement au-dessus du cadre. Le début de la seconde période était clairement à l’avantage des Espagnoles, qui monopolisaient la balle. Le press haut de l’Espagne gênait les sorties de défense belges. A la 40e, la carte jaune d’Oliva pour un coup de stick grossier offrait aux Panthers la possibilité de sortir la tête de l’eau. Les espaces se faisaient néanmoins rares et les Espagnoles continuaient à dominer.

Le dernier acte voyait la balle filer d’un camp à l’autre à toute vitesse mais les défenses se montraient intraitables dans leurs 25. La première véritable occasion était belge. Le centre d’Hillewaert était dévié par Weyns près du point de stroke mais Ruiz était attentive et repoussait. Sur la remise en jeu et un nouveau centre, l’arbitre sifflait pc suite à un contact du corps avec la balle d’une défenseuse espagnole, qui demandait la vidéo. On aurait pu croire à un jeu dangereux de Jill Boon mais le pc était confirmé. Le sleep de Vanden Borre était puissant et bien placé mais Ruiz sortait la balle d’un stick grâce à un superbe réflexe…

A quatre minutes du terme, la défense belge se faisait une belle frayeur en laissant Garcia contrôler seule dans le cercle. Elle décochait un tir revers puissant mais dangereux. Joubert sifflait dégagement. L’attaquante poursuivait tout de même l’action et voyait logiquement vert pour un shot supplémentaire alors que tout le monde s’était arrêté de jouer. Les Panthers jouaient à nouveau en supériorité numérique mais n’arrivaient toujours pas à en profiter.

La tension montait dans les dernières minutes et la Belgique s’offrait une dernière incursion dans les dernières secondes. Sans pouvoir conclure…. L’Espagne et la Belgique allaient devoir se départager aux shoot-outs. Un exercice qui n’a jamais vraiment réussi aux Panthers….

Boon était la première à s’élancer, Ruiz repoussait le tir revers de l’attaquante. D’Hooghe était ensuite intraitable face à Garcia! Versavel patientait parfaitement pour l’ouverture avant de tirer rageusement au fond. Les Panthers étaient sur la bonne voie! Lors du 2e shoot-out espagnol, Perez butait sur D’Hooghe. L’arbitre ne sifflait rien mais la joueuse faisait appel à la vidéo, qui lui donnait raison: stroke. Priera plaçait parfaitement au fond. Vanden Borre touchait ensuite le poteau. Le score restait à 1-1 suite à l’arrêt d’Aisling d’Hooghe devant Magaz. Raes plaçait à côté lors du 4e shoot-out belge.. (1-1).

La gardienne belge s’interposait ensuite devant Bonastre en conservant la balle mais sans la bloquer. Joubert sifflait et ordonnait un nouveau shoot-out. D’Hooghe demandait la vidéo. La balle n’était pas bloquée mais l’arbitre vidéo confirmait la décision. Rien de logique à cette décision. Après un premier arrêt de la gardienne, Bonastre ne tremblait pas sur le rebond et smashait au fond (1-2). Leclef était obligée de marquer. Elle ne tremblait pas et tirait en revers dans le plafond (2-2). Riera tentait de loin mais la meilleure gardienne de l’Euro repoussait parfaitement.

Après cinq shoot-outs de part et d’autre, la décision allait se faire à la mort subite. Perez marquait. Versavel devait égaliser. Elle se dirigeait vers Ruiz et lui tournait un instant le dos. Ruiz intervenait du stick et Joubert sifflait une obstruction totalement imaginaire, selon nous. Les Belges n’avaient plus d’appel à la vidéo.

En une séance de shoot-outs, l’arbitre venait de se tromper deux fois et la victoire revenait à l’Espagne! Malgré le très beau parcours de nos Panthers jusqu’ici, la déception était énorme de passer si près des quarts de finale…

Bertrand Lodewyckx

Photo: FIH

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