« Jouer sans complexes »

A 25 ans, Lewis Eaton fait figure d’exception au sein du noyau élargi des Red Lions. L’Ucclois est parti hier en stage avec l’équipe nationale, un an et demi après avoir démarré les entraînements avec les Lions. Et dire qu’il n’a même jamais joué en équipe nationale jeunes. Interview.

Lewis, c’est plutôt rare de voir un joueur intégrer le noyau de l’équipe nationale à 25 ans…

C’est vrai que c’est un peu à part parce que je suis quand même plus âgé que tous les autres jeunes qui participent au stage en Australie, mais sans réellement être dans le noyau Red Lions. On m’a proposé de m’entraîner avec l’équipe après les matchs pour la 3e place contre le Racing, lors des play-offs en 2018. John Verdussen s’était blessé et Robin Geens (son coach au Léopold Ndlr) m’avait fait confiance pour jouer dans l’axe de la défense.

Shane McLeod m’a alors contacté. Il m’a d’abord demandé si j’étais Belge (rires). Parce qu’avec mon nom de famille, il pensait que j’étais peut-être Australien (pour l’info, il a des origines écossaises Ndlr). Petit à petit, je suis rentré dans un programme d’entraînements. Je suis un peu dans une transition en ce moment parce que je viens de terminer mes études. Soit j’intègre le noyau et je m’y mets à fond, soit je me mets à travailler.

Quel a été ton programme avec les Lions depuis un an et demi?

J’ai joué deux, trois matchs amicaux et quelques entraînements mais pas le programme complet. Ça m’a permis de terminer mes études.

Avant cela, tu avais déjà joué en équipes nationales jeunes?

Seulement en U15, c’est tout. J’ai fait un stage à la Toussaint en U15 après les provinciales, mais ça s’est arrêté là. Après, rien, jamais rien (rires). Puis maintenant, on me propose d’intégrer le noyau de la meilleure équipe du monde. C’est vrai que c’est incroyable. Il y a deux ans, tu m’aurais dit qu’un jour j’irais en Australie avec l’équipe nationale; impossible. Déjà au Léo lors de ma première année, je ne jouais que dix minutes par match. Robin Geens m’a beaucoup fait confiance et je tiens vraiment à le remercier pour cela.

Premier grand voyage avec l’équipe nationale, ce n’est que du bonus pour toi?

Oui vraiment. Je ne suis pas un stressé de nature. Je vais jouer comme d’habitude, prendre du plaisir et faire de mon mieux. Si ça passe, tant mieux, si ça ne passe pas, pas grave. Je connais déjà quelques joueurs, dont certains du Léopold.

Si j’ai la chance d’intégrer définitivement l’équipe après les Jeux Olympiques, alors je m’y mets vraiment à fond. Mais je ne m’impose pas vraiment d’objectifs précis. Je vais jouer sans complexes, je pense que c’est ça la clé.

Bertrand Lodewyckx

Photo: Marc Lequint

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