« J’y vais à 100%, sans trop me poser de questions »

A seulement 18 ans, Ambre Ballenghien a fêté sa deuxième sélection en match officiel avec les Red Panthers par un but conclu avec plein de sang-froid. La talentueuse Uccloise a déjà bien les pieds sur terre et pense avant tout au plaisir simple de jouer au hockey.

Ambre, tu aurais imaginé d’aussi beaux débuts avec l’équipe nationale?

Oui (rires). J’avais confiance, pour moi ça allait bien se passer. Je m’entraîne depuis longtemps pour ce moment et je l’imaginais plus ou moins comme cela oui.

A 18 ans, c’est une pression supplémentaire de jouer son deuxième match à domicile?

Au contraire, j’étais impatiente de jouer. On a forcément un peu de stress au début mais j’ai pris tous les supporters, la famille, les amis comme une énergie supplémentaire. Pour moi ce n’était que du positif.

Le groupe t’aide à bien te sentir dans l’équipe j’imagine.

Les joueuses sont tout le temps à me motiver, à me donner confiance, à me dire que je vais marquer, qu’il faut oser. Le groupe est derrière moi.

Sur l’action où tu marques, on a déjà vu une belle connexion avec Jill Boon. Et après, face à la gardienne, tu ne trembles alors que l’angle n’est pas si facile.

J’ai déjà quelques connexions avec Jill, Emilie SInia. Je m’entends bien avec elles et là sur l’action, je lui dis de me la passer à droite. Devant la gardienne, je joue pour avoir ce genre de situations donc quand j’y suis, je fais ce que je sais faire. Quand je me retrouve face à la gardienne, je tente à 100% sans trop me poser de questions.

Le sens du goal, la confiance, ça fait partie de tes forces?

Cela vient plutôt instinctivement en effet. Si je suis dans le cercle, je ne réfléchis pas trop, ça se passe vite et la solution vient un peu toute seule.

Il y a deux ans, on parlait déjà de toi en Panthers mais on estimait que c’était encore un peu tôt. Tu sens que c’est le bon moment maintenant?

J’ai eu mes deux premières caps à 16 ans mais il s’agissait des matchs amicaux et c’était juste pour faire un petit test. Maintenant, j’ai fait toutes mes classes en jeunes et pour moi c’est important d’avoir pu me développer et de ne pas arriver trop tôt. Aussi pour les arrangements avec l’école, tout le temps que cela prend etc. 16 ans, c’était trop tôt. J’en avais déjà parlé avec le staff et il faut laisser le temps aux choses de se faire.

On sent que tu as confiance mais aussi que tu gardes bien les pieds sur terre.

Ah, oui clairement. J’ai peut-être fait un bon match aujourd’hui mais la semaine passée, aux Etats-Unis, je rate mes deux shoot-outs. C’était dur pour moi mais c’est comme ça, je dois apprendre. Il y aura toujours des hauts et des bas. Il faut juste oser, des fois je vais me faire stopper, d’autres fois, ça va passer. Je ne suis qu’au début et je ne pense qu’au plaisir de jouer au hockey, ce qui est la première raison pour laquelle je fais ce sport.

Tu y penses avant les matchs, à juste t’amuser sur un terrain?

Oui, parce que sinon je me mets de la pression. J’ai trop d’attentes et du coup je joue moins bien. C’est difficile parce que parfois, la tête prend le dessus mais j’essaie de revenir à la base. Et de ne pas me concentrer sur tout ce qu’il y a autour.

Tu discutes de la gestion des émotions, d’un avant-match avec les plus expérimentées de l’équipe?

Après mes deux shoot-outs ratés, plusieurs sont venues me parler et me réconforter en me disant: « Il y en a qui ont 30 ans et qui n’osent pas prendre les shoot-outs. Tu oses, c’est très bien et il faut rater pour après en réussir« . C’était la première fois que je faisais des shoot-outs et je suis bien consciente que c’est comme ça que je vais apprendre. C’est dur sur le moment, j’ai eu du mal, je n’ai presque pas dormi. Mais j’essaye de vite prendre du recul et de progresser.

Impatiente d’être mercredi? Il y aura encore plus de monde!

Ah oui, surtout pour la revanche contre les USA. On aurait vraiment dû gagner et mercredi, on est déterminées à prendre les trois points.

La Pro League, tu en penses quoi?

Je trouve ça super chouette. Pendant l’année, on a stage en décembre-janvier et puis seulement un vrai tournoi. Ici, il y a souvent des matchs devant un chouette public. Ce n’est pas la même chose que des matchs amicaux. Surtout pour l’équipe, jouer contre des nations du Top va nous permettre de beaucoup progresser. Le format aussi aide des jeunes comme moi à faire leurs armes plus facilement avec les Panthers. On va quand même jouer des matchs devant un gros public et ça nous permettra d’arriver à des tournois en ayant déjà vécu ce genre d’expériences.

Bertrand Lodewyckx

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