Max Plennevaux: « Une des plus belles années de ma vie »

A 24 ans, l’attaquant belge a décroché, dimanche passé, le titre de champion d’Espagne avec le Polo de Barcelone. Il aurait pu se contenter de simplement remporter le trophée. Trop facile. Max Plennevaux a pris ses responsabilités et a offert le précieux sésame à son équipe en transformant trois strokes en finale lors de la séance des shoot-outs. Après une saison en Espagne, l’ex-Ucclois a décidé de faire ses valises, direction les Pays-Bas et le club de HGC. Il y retrouvera Tanguy Cosyns et d’autres grands noms comme Ashley Jackson ou Seve Van Ass. Interview.

Max, tu as donc remporté ton premier titre et, en plus, tu es décisif en marquant le but de la victoire…

Nous avons fait 2-2 contre Junior en finale et ça allait donc se décider aux shoot-outs. Comme je m’occupe des strokes depuis le début de la saison mais que je n’étais pas à 100% à cause d’un coup reçu au bras, je suis allé voir mon coach pour voir ce qu’on faisait. Il m’a fait confiance et lors de nos trois shoot-outs, nos joueurs se font renverser fautivement par le gardien. Et donc trois fois stroke.

Comment as-tu géré la pression de devoir te présenter chaque fois devant le gardien?

J’ai abordé cela avec beaucoup de confiance, nous étions dans une spirale tellement positive. Le premier, ça s’est bien passé, le deuxième j’avais un peu de stress et le dernier, je savais que j’allais la mettre.

C’est la preuve que tu as réussi à t’adapter rapidement pour avoir cette confiance? 

J’ai dû un peu m’adapter au jeu qui est tout de même différent mais tout le monde m’a rapidement fait confiance et je dois dire que ça s’est très bien passé pour moi cette saison, en effet.

Le style de jeu est fort différent qu’en Belgique?

C’est plus individuel et bien plus poussé vers l’avant alors qu’en Belgique, le jeu est plus structuré, tu as souvent plusieurs choix de passes. En Espagne, tu peux te permettre d’un peu plus porter la balle, tenter des dribbles ou des passes un peu plus risquées parce que cela fait partie du jeu ici. Je pense que ça peut surprendre et d’avoir appris ça, cela peut être un atout pour le futur.

Cette année en Espagne, qu’est-ce que cela t’a apporté? 

Découvrir une autre ville, une autre culture, c’est vraiment sympa. Ça a été une superbe expérience et en plus avec ce titre de champion avec le Polo, c’est une de mes plus belles années, vraiment. Quand tout est beau comme ça, on a envie de rester mais il faut penser à l’avenir.

Qui se fera donc à HGC, aux Pays-Bas. Comment s’est déroulé ton transfert?

Mon année d’Erasmus se termine donc je comptais rentrer en Belgique. Plusieurs clubs m’ont contacté et j’ai écouté ce qu’ils avaient à me proposer mais je voulais vraiment faire une expérience en Hollande. Pinoké (futur club d’Alexander Hendrickx Ndlr) est venu vers moi mais je voulais jouer avec un club du top alors qu’ils se sont tout juste maintenus en Hoofdklasse. J’en ai parlé avec Tanguy Cosyns qui était en contact avec HGC et c’est comme ça que cela s’est fait.

Le club semble plutôt ambitieux, avec les arrivées de Jackson et Van Ass, notamment.

Ils ont terminé en milieu de classement cette saison mais l’objectif la saison prochaine est clairement de disputer les playoffs.

Aller jouer aux Pays-Bas, c’est une façon de passer une nouvelle étape dans ta carrière?

Il faut encore que j’améliore mon physique, mes premières touches de balle et cela se fait automatiquement lorsqu’on s’entraîne dans un club du top hollandais. A l’époque où je n’avais pas été repris après le stage en Afrique du Sud l’année passée, Shane McLeod m’avait dit qu’il ne comptait pas sur moi pour les tournois à venir et qu’on verrait quand je rentrerais de mon Erasmus. Je termine mes études et c’est donc le bon moment pour me consacrer à fond dans le hockey, tout en pensant à ma carrière professionnelle. Mon objectif est clairement de réintégrer les Red Lions rapidement.

Bertrand Lodewyckx

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