« Même si on perd bêtement quelques points, ce premier tour de Pro League est positif »

Les Red Lions et les Red Panthers viennent d’atterrir en Belgique après plus de vingt heures de vol. Les champions du monde sont de retour en Belgique après un périple de trois semaines en Espagne, Argentine, Nouvelle-Zélande et Australie. L’occasion pour Victor Wegnez de faire le bilan de ce premier tour de Pro League.

Victor, quand on analyse vos matchs contre l’Espagne et la Nouvelle-Zélande, vous étiez supérieurs mais vous n’avez pas réussi à bien gérer les fins de rencontre. Comment expliques-tu cela?

Je ne sais pas très bien. Contre l’Espagne, on dominait les débats. Ce sont deux erreurs individuelles qui amènent leurs deux goals. Même contre l’Argentine, on menait 4-2 et le dernier quart était très décousu et nous ne parvenions pas à conserver la balle. Rebelote contre la Nouvelle-Zélande et heureusement contre l’Australie, on a enfin mis la main sur cette balle lors des deux derniers quarts, on a continué à jouer vers l’avant.

D’une manière générale, vous avez tout de même dominé vos quatre matchs. 

L’Argentine a deux occasions, la Nouvelle-Zélande a sept entrées de cercle et l’Australie n’a quasiment rien eu en deuxième période. Et l’Espagne a eu très peu d’occasions. Nous avons plus encaissé et un peu moins bien défendu qu’à la Coupe du Monde je pense.

Rester invaincus en jouant quatre rencontres à l’extérieur, cela reste plutôt positif?

9/12, c’est plutôt pas mal vu tous les voyages qu’on a dû faire. Après, quand on voit qu’on perd bêtement des points contre l’Espagne et la Nouvelle-Zélande, c’est dommage. Même si 9/12 est un bon résultat.

La fatigue et les décalages horaires n’ont pas eu l’air de trop vous perturber. 

Nous avons passé beaucoup de temps dans l’avion. En Argentine, on a eu quelques jours d’acclimatation donc c’était bien. Mais en Nouvelle-Zélande et en Australie, je pense que nous n’étions pas à 100%. Quand tu fais 15 heures de vol entre l’Argentine et la Nouvelle-Zélande, plus le décalage horaire et seulement 40 heures de récupération… Même chose en Australie, nous n’avons eu que très peu de sommeil et de récupération donc c’était impossible d’être vraiment en forme.

C’est quelque chose que tu regrettes, d’avoir eu aussi peu de repos?

La Pro League, c’est vraiment quelque chose de super et tous les trajets ont été très bien organisés. Ça aurait été mieux de jouer la Nouvelle-Zélande deux jours plus tard et l’Australie cette semaine. Ça n’aurait pas changé grand-chose au calendrier et on aurait eu plus de jours de récupération.

Le statut du premier mondial et de champion du monde a été difficile à gérer? 

Numéro un mondial, non. Ce n’est pas quelque chose qui veut dire grand-chose. Le statut de champion du monde, il fallait l’assumer mais ça n’était pas une pression en plus, plutôt une fierté.

Tous ces voyages ont-ils encore plus soudé le groupe?

Oui certainement. C’était surtout marrant lors du voyage entre l’Espagne et l’Argentine, il y avait douze heures de vol jusqu’au Paraguay et nous n’avions pas de télé. Tout le monde est parti en fou rire nerveux parce que c’est quand même un peu con d’être champion du monde et de ne pas avoir de télé dans l’avion (rires). Mais oui sinon, c’était super sympa, on était au soleil tout le temps et ça s’est super bien passé.

Et maintenant un peu de repos?

Personnellement, je pars à la Coupe d’Europe indoor jeudi prochain donc il faut déjà que je m’entraîne déjà dans quelques jours…

Bertrand Lodewyckx

Photo: FIH

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