« On sait qu’on peut faire des résultats contre tout le monde »

Dimanche à 20h, heure belge, les Red Panthers entameront leur Coupe du Monde à Londres face à la Nouvelle-Zélande. Un tournoi que les Belges ont longuement préparé, un peu moins d’un an après leur superbe parcours en Coupe d’Europe, couronné par une médaille d’argent. Anouk Raes, capitaine des Red Panthers, nous a livré ces dernières impressions.

A deux jours du début de la compétition, j’imagine que le groupe est très impatient d’entamer le tournoi ?

Oui je pense que si on ne l’était pas, ce ne serait pas rassurant. Le stade est vraiment impressionnant. Ils ne font pas les choses à moitié à Londres et c’est un endroit où nous avons déjà vécu de très bons moments (aux Jeux Olympiques en 2012 Ndlr) et des moins bons (à l’Euro en 2015). Nous sommes arrivées mercredi et on est déterminées à faire de belles choses ici. Ce sont des matchs qu’on prépare depuis un petit moment donc impatientes de disputer la première rencontre du tournoi.

Surtout que la préparation a été longue..

Oui quasiment depuis la fin des playoffs. On a eu un petit moment de pause avant de directement commencer. Je pense qu’on a eu de bons résultats et des moins bons. Face au Chili, nous étions dans une semaine avec beaucoup de fatigue, ce qui était voulu, et les résultats ne nous ont pas alarmés. Contre la Chine et le Japon, ça peut nous rendre optimiste pour le tournoi mais il ne faut pas prendre ces résultats comme une évidence. Il va falloir faire attention même si c’est de bon augure de voir qu’on peut battre le Japon. Je crois qu’on peut aussi gagner contre l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ce sont des matchs beaucoup plus compliqués parce que ce sont des équipes du Top mondial mais il faudra jouer intelligemment, rester vigilantes et bien analyser les équipes qu’on rencontrera.

Il y a beaucoup de bonnes choses qui sont ressorties de l’Euro et nous avions élaboré une tactique générale du tournoi, pas juste pour une rencontre, et on reprendra tous ces bons éléments. Depuis, nous avons pas mal progressé, notamment physiquement et on sent qu’on est clairement mieux qu’il y a un an.

Vous êtes dans une poule avec aucune équipe européenne mais des nations que vous connaissez tout de même ?

On connait un petit peu le Japon, via la préparation et l’Australie et la Nouvelle-Zélande, on a joué contre elles pendant la World League donc nous savons comment les ennuyer et quelles sont leurs forces et leurs faiblesses. Ça fait un petit temps qu’on sait qu’on peut déranger les nations les plus fortes mais il faut rester vigilant. A la World League, on avait seulement perdu d’un goal face à l’Australie et en match de classement, ça s’était moins bien passé. Ce sont des équipes qui restent très fortes. On espère avoir progressé et pouvoir réaliser de belles performances mais il faudra défendre avant tout parce que ça avait bien fonctionné en Coupe d’Europe.

Depuis la finale de l’Euro, l’équipe est largement restée la même, en gardant ce mélange d’expérience et de jeunesse. C’est un atout pour cette Coupe du Monde ?

C’est un gros avantage parce que l’année passée, il y avait encore pas mal de joueuses qui n’avaient pas encore joué de grand tournoi avec nous.  Elles ont clairement fait leur preuve et il n’y aucune inquiétude quant au fait qu’elles vont répondre présent. Le noyau est très soudé.

Il y aura peut-être moins l’effet de surprise qu’à la Coupe d’Europe ?

Je pense qu’on peut toujours l’avoir. Contre le Japon moins mais face à l’Australie et la Nouvelle-Zélande, rien que de par le classement, elles se disent qu’elles doivent nous battre. J’estime qu’on a toujours un petit effet de surprise malgré nos résultats plutôt encourageants.

L’objectif annoncé est de sortir des poules. Ce serait une grosse déception de ne pas y arriver ?

Je crois que cela dépend de la physionomie des matchs. Il ne faut pas trop se frustrer de perdre contre la Nouvelle-Zélande ou l’Australie, même si on va tout faire pour l’emporter. Le match contre le Japon sera déterminant.

Il ne faut pas brûler les étapes trop vites et ne pas être arrogantes. On reste la 13e nation mondiale et ce sera donc difficile. Mais  nous sommes ambitieuses et déterminées et on veut prouver que cette médaille d’argent européenne n’est pas juste un coup de chance.

Bertrand Lodewyckx

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