Vincent Vanasch: « Impressionnant ce qu’on parvient à faire défensivement »

Vincent Vanasch vit une Coupe du Monde particulière. Il n’a pas énormément d’arrêts à effectuer par match mais il s’est déjà avéré décisif dans le parcours des Red Lions. Comme hier face à l’Allemagne. Interview.

Un jour après cette belle victoire, l’équipe est déjà concentrée sur le prochain objectif? Pas trop d’euphorie?

C’était une grosse prestation mais ce n’est pas fini. On a appris du passé, des Jeux, de la Coupe d’Europe et c’est pas mal d’être en Inde pour ne pas avoir trop trop de sollicitations. Mais l’équipe a de l’expérience et sait comment gérer ces moments.

Personnellement, tu sens que tu montes en puissance dans ce tournoi, à l’image de ton match d’hier? 

Oui. Ce n’est pas facile parce que je ne touche pas beaucoup de balles, comparé à l’Euro par exemple. Mais les balles que j’ai, ce sont des occasions franches donc il faut les sortir. Hier, je fais quatre arrêts mais ce sont quatre balles chaudes. J’espère atteindre l’apogée en demi-finale et finale.

Hier, il n’y a eu qu’une erreur de marquage, qui a coûté un goal. Mis à part cela, le travail de la défense a été quasi parfait? 

Clairement! On a fait une seule erreur. Après ça, c’était du béton armé, même quand ils ont retiré leur gardien. On avait déjà montré cela contre le Pakistan.  Je n’avais dû faire qu’un arrêt. C’est impressionnant ce que l’équipe parvient à faire défensivement. Et cela commence avec les attaquants qui récupèrent pas mal de balles.

Le fait d’avoir joué contre des équipes imprévisibles comme l’Inde ou le Pakistan puis face une grosse structure comme l’Allemagne, ça vous aide dans votre progression au fil du tournoi? 

Je pense bien. Tu dois rester vraiment concentré tout le match et rester bien structuré. Contre les Indiens ou les Pakistanais encore plus parce que ça va dans tous les sens, c’est un peu chaotique. L’Allemagne, c’est plus structuré. Nous sommes également restés en structure et ça a fait la différence.

Il y a eu énormément de solidarité dans l’équipe. C’est un des points clés de la victoire d’hier?

Les attaquants travaillent comme des cinglés pour mettre la pression, les milieux font des mètres et des mètres et en défense, tout le monde récupère beaucoup de balles. C’est impressionnant comme on travaille tous ensemble. Tu vois le collectif quand on marque, après la victoire, tout le monde se prend dans les bras, célèbre en équipe.

Demain, ce sera l’Angleterre. Il faudra se méfier de certains attaquants comme Wallace ou Ansell qu’on connaît un peu moins bien et qui sont fort techniquement? 

Ils sont montés en puissance au fil du tournoi. Ils ont des bonnes individualités, ça va vite, c’est physique. Ça va shooter au goal, plonger au deuxième poteau pour des déviations. Mais on a aussi nos qualités pour les contrer si on joue à notre niveau.

Il y a encore une marge de progression pour l’équipe par rapport au match d’hier?

Nous avons proposé du haut niveau  mais je crois qu’on peut encore évoluer dans certains détails. On aurait pu mettre au moins un ou deux goals en plus. Peut-être sur pc, mais du moment qu’on les met au bon moment, c’est positif.

Sans être trop confiant, si vous jouez à votre niveau, la victoire sera au rendez-vous demain? 

Oui je pense bien. Cela reste une demi-finale et nous n’aurons pas droit à l’erreur. Chaque match avec le maillot belge, toute l’équipe donne tout. Si on joue à notre meilleur niveau et qu’on soigne les détails, on gagnera le match, j’en suis persuadé. Nous avons les qualités pour et on l’a prouvé hier.

Bertrand Lodewyckx

Photo: FIH

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